Une question de première ligne

Septembre 2015   Commentaires

Merci à Rosanne Beuthin de ses commentaires judicieux sur le recours à des métaphores militaires dans le langage infirmier (Commentaire, juin). Cela fait plusieurs années que j’ai arrêté de les employer et j’encourage mes collègues à faire de même. Si le personnel infirmier est en première ligne, alors qui est l’ennemi? Les patients? Nos collègues? La maladie? Comme le fait si justement remarquer Mme Beuthin, les conséquences pour les patients peuvent être graves quand on décrit les traitements en termes guerriers. Nos paroles façonnent nos pensées et nos comportements. À nous de les choisir avec soin.

– Allana LeBlanc, B.Sc.inf, inf. aut., CSI(C)
Vancouver (C.-B.)

J’estime que les soins infirmiers militaires sont un domaine important de la profession et une partie intégrante de sa culture actuelle, pas juste passée. Je trouve insultant l’implication, dans ce commentaire, que ceux qui ont fièrement servi leur pays en uniforme, dans la profession infirmière, devraient changer leur langage parce qu’il ne reflète pas une philosophie collaborative des soins. À mon avis, on ne peut trouver plus grande collaboration que dans une équipe animée par la même « mission ». J’ai porté l’uniforme pour soigner les hommes et les femmes de nos Forces armées qui sont encore dans les tranchées pour défendre courageusement la liberté qu’a Mme Beuthin d’écrire ce qu’elle souhaite. Je continuerai à employer fièrement des métaphores militaires historiques dans ma pratique infirmière.

– Capitaine (à la retraite) Pat Whiteley, B.Sc.inf., inf. aut.
Victoria (C.-B.)
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