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Mai 2016   Commentaires

Commencez par dire bonjour

Cinq personnes de ma connaissance ont récemment été hospitalisées à Saskatoon, et je fais des allers et retours pour aller les voir et coordonner les visites de la famille.

Cela fait quelques années que je n’ai pas travaillé en milieu hospitalier. Je sais que beaucoup de choses ont changé, mais j’ai été sidérée, déçue et en colère de voir des membres du personnel entrer dans la chambre des patients sans se présenter ou préciser leur rôle. Certains portaient leur badge à la ceinture, ce qui le rendait difficile à lire.

J’ai vu une employée s’approcher de mon ami âgé (dans une chambre à quatre lits) sans se présenter puis, s’asseyant à côté de lui, lui expliquer qu’on avait fait une erreur dans ses médicaments. Après quelques recherches, nous avons conclu que cette personne devait être un médecin. En plus, elle n’a même pas remarqué que mon ami était sur une chaise d’aisance!

On me l’a dit et redit : « personne ne se présente », « les employés ne me regardent pas quand ils parlent de mes soins », « je ne sais pas qui sont tous ces gens » et « personne ne me dit rien! » Je ne sais pas si le système de prestation de soins est si important que ça; ce qui compte pour la majorité des patients, c’est la qualité de l’interaction pendant les soins.

J’enseigne les communications aux étudiants en sciences infirmières à l’Université de la Saskatchewan. Certains pensent que j’enseigne le savoir-être, voire des compétences non essentielles. À mon avis, la communication est la compétence la plus fondamentale, la plus thérapeutique que nous puissions apporter au chevet des patients.

– Sheila Murray, B.Sc.inf.
Saskatoon (Sask.)

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