Faire ce qu’il faut

Mars 2016   Commentaires
Marc Bourgeois

À mes fonctions de rédacteur en chef par intérim s’ajoute le dossier des relations gouvernementales de l’AIIC. J’ai donc particulièrement apprécié les articles du présent numéro d’infirmière canadienne. En effet, ils soulignent à mes yeux la valeur de notre Association en tant qu’organisation nationale de la profession infirmière qui agit comme porte-parole des infirmières et infirmiers, autorisés et praticiens, dans les débats sur la création de systèmes de soins de santé abordables, novateurs et souples.

Rien que ce premier trimestre de 2016, le paysage des soins de santé et de fin de vie a changé. La ministre fédérale et ses homologues provinciaux et territoriaux ont entamé des discussions sur la situation des soins au Canada et sur les besoins urgents de l’ensemble de la population, y compris les réfugiés récemment arrivés.

Le personnel infirmier joue un rôle important dans la prestation des soins de santé qui font la réputation du Canada : il aide entre autres les gens à s’y retrouver dans les méandres bureaucratiques et leur apprend à gérer leurs maladies chroniques; il est inutile de vous le souligner. Par contre, il faut le rappeler aux décideurs, y compris ceux dans des disciplines connexes qui collaborent étroitement avec des infirmières et infirmiers. Et il faut le leur rappeler d’une seule voix.

Les ministres provinciaux et territoriaux de la Santé continueront à se réunir dans les mois qui viennent, et la profession infirmière devra les aider à mieux comprendre les enjeux en leur préparant des messages clairs. Nous travaillerons avec nos organisations membres et leurs membres ainsi qu’avec nos autres partenaires au sein de la profession pour faire comprendre aux élus toutes les incidences des politiques en matière de soins de santé. Et nous ferons passer nos messages en racontant vos expériences, comme celles publiées dans ce numéro, qui confirment encore une fois la complexité des situations que vous gérez au quotidien.

Vous êtes prêts à défendre les droits des réfugiés en veillant à ce que toutes sortes de services soient en place pour les aider à bâtir une nouvelle vie. Quand vous identifiez un besoin dans la communauté pour un refuge où venir soigner sa toxicomanie, vous le créez. Vous trouvez de nouvelles façons de collaborer et d’établir des partenariats de pratique et pour la transmission de vos connaissances. Enfin vous vous montrez disposés à remplir des rôles de leadership aux plus hauts niveaux de la profession.

Marc Bourgeois
redacteur@infirmiere-canadienne.com

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