Votre opinion

Novembre 2016   Commentaires

Mauvais message

Nous avons été déçus de trouver dans la version anglaise du numéro de septembre une publicité bien visible qui occupait toute la page 3. La publicité, pour les couches Huggies, claironne que le personnel infirmier est surchargé de travail (quarts de 12 heures), affamé (déjeuners sautés) et épuisé physiquement (10 km à pied parcourus par jour) et pourtant il ne changerait rien à sa journée. La publicité laisse entendre que nous sommes fiers de travailler dans ces conditions et se garde bien de souligner les dangers pour les patients. Cette publicité minimise tant de choses pour lesquelles notre profession et l’AIIC se battent, y compris la sécurité des soins aux patients grâce à de meilleures conditions de travail. Ce message n’a rien à faire dans notre revue professionnelle. Nous sommes choqués que l’AIIC l’ait accepté.

– Hannah Varto, IP(F), M. Sc.inf., SANE-A, et Ken McDonald, inf. aut., M.Sc.inf.
Burnaby (C.-B.)


Manque de cohérence

Il y avait dans le numéro de septembre un article sur l’aide médicale à mourir (AMM). Il y avait également le résumé d’un article sur la gestion de la crise de santé publique que représente le suicide, article qui suggère une nouvelle méthode pour tenter de résoudre ce problème évitable. J’y ai aussi trouvé un article vantant le développement des soins palliatifs pédiatriques, qui semblent nettement plus conformes à notre philosophie, qui est de fournir des soins et des soutiens pour ceux qui vont bientôt mourir ou souffrent énormément.

Si nous soutenons l’AMM, alors pourquoi essayons-nous de prévenir les suicides? Si l’on suit cette philosophie, le suicide est une option raisonnable et ne devrait pas être prévenu. Par contre, si nous ne sommes pas pour l’AMM, alors nous devrions concevoir une intervention pour réduire le nombre de suicides; apporter l’AMM dans ces conditions serait contraire à nos efforts.

– Norma Johnson, inf. aut.
Langley (C.-B.)


Une idée à suivre?

Au plus profond de l’hiver, je me suis proposée comme infirmière bénévole à un rassemblement de plus de 900 adolescents canadiens devant se dérouler pendant cinq jours cet été à l’Î.-P.-É. Ce n’est qu’en lisant un article dans une revue américaine en ligne que j’ai pris conscience que je n’ai pas d’autorisation pour exercer dans cette province. Les organismes de réglementation en Nouvelle-Écosse et à l’Î.-P.-É. ainsi que la Société de protection des infirmières et infirmiers du Canada m’ont déconseillé de faire du bénévolat comme infirmière autorisée à l’Î.-P.-É. à moins d’y obtenir mon permis d’exercice (au coût de 500 $ environ).

J’ai appris qu’aux États-Unis, les organismes de réglementation de certains États autorisent le personnel infirmier à travailler dans des camps de vacances dans d’autres États pendant un maximum de deux semaines. Peut-être devrait-on faire la même chose au Canada?

– Gillian Power, inf. aut., IP
Halifax (N.-É.)

comments powered by Disqus