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Juillet / Août 2017   Commentaires

Révolution technologique

En lisant l’article sur l’intelligence artificielle et l’automatisation (mai/juin), j’ai repensé à la mise en place d’un dossier de santé électronique à notre hôpital. On en a fait tout un tralala, avec des enregistrements de témoignages de médecins émus aux larmes par les merveilles de cette révolution technologique dans les soins de santé. Puis la réalité nous est tombée dessus. Pas moins de 80 infirmières, infirmiers et spécialistes des TI sont arrivés des États-Unis et ont déboulé dans notre hôpital pour nous montrer à scanner les médicaments et à utiliser la nouvelle interface. L’heure n’était pas à la joie. Le programme est arrivé avec des mois de retard. Une fois en place, la vague incessante de modifications du programme de base a commencé, sous les protestations des utilisateurs. Il y avait des avantages, comme l’accès en temps réel aux notes et aux rapports de laboratoire, mais nous devions aussi nous débattre avec des écrans gelés, des notes perdues et des ordres mal compris ou erronés.

J’ai appelé le service de TI tard un samedi soir au sujet d’un bogue pour m’entendre dire que le problème ne pourrait pas être réglé avant le lundi matin. Là où je veux en venir, c’est que la technologie doit pouvoir s’adapter au contexte sans cesse changeant des soins de santé et être conçue en fonction du personnel infirmier et des patients.

Sous l’onglet Interventions infirmières du DSE, il y a l’option Vibration thérapeutique dont je ne sais toujours pas quoi faire (à moins que l’idée soit d’imiter le son de ma tête que je tape sur le bureau).

– Adam Henderson, inf. aut., B. Sc.inf.
Nanaimo (C.-B.)


Des soins véritablement intégrés

Je suis d’accord avec Cheyenne Johnson (En bref, mai/juin) sur le cloisonnement actuel des soins pour la consommation de drogues et les toxicomanies, même dans des villes progressistes comme Vancouver. Je pense que l’un des aspects de l’adoption d’une approche de réduction des méfaits est la capacité de pouvoir voir de leur point de vue, plutôt que du nôtre, les gens à qui nous donnons des soins et de reconnaître qu’ils sont les experts, lorsqu’il s’agit de leur expérience de vie. C’est l’un des grands principes de la stratégie de rétablissement en soins de santé mentale, qui est au cœur des soins centrés sur la personne et la famille. Comme Mme Johnson, je suis d’avis que nous cloisonnons les soins dans le système de santé canadien. En neuf ans de carrière en soins infirmiers, j’ai vu des progrès dans l’offre de soins holistiques et centrés sur la personne pour les personnes aux prises avec des problèmes concomitants de santé mentale et consommation de drogues. Si nous continuons à reconnaître que c’est la voie à suivre, je suis convaincue que nous arriverons à un stade où les soins sont véritablement intégrés.

– Michelle C. Danda, M. Sc.inf., inf. aut., CSPSM(C)
New Westminster (C.-B.)


#VoiciLesSoinsInfirmiers

Pendant la semaine des soins infirmiers, je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir à la portée de ma pratique sur mes patients et mes collègues. Mais je me suis aussi sentie obligée de réfléchir à la portée que les soins infirmiers ont eue sur moi. J’ai grandi dans une famille où j’ai été victime de multiples formes de violence. Heureusement, j’ai compris que réussir à l’école était la clé qui me garantirait des occasions de me bâtir une autre vie. Je savais aussi quelle sorte de vie je voulais. Ma mère devait le sentir elle aussi, car elle m’a poussée à choisir la profession infirmière. Les soins infirmiers m’ont sauvé la vie, littéralement. J’ai changé de ville pour faire mes études. Avec mon diplôme en poche, je pourrais aller partout et être la sorte d’infirmière que je voulais. Ce métier m’a donné l’indépendance financière, et confiance en moi et en ce que je pouvais offrir à la société. J’ai obtenu mon diplôme et je fais un travail très satisfaisant comme formatrice. Je suis mariée, j’ai deux fils formidables et je continue d’adorer ce que je fais.

– Michele Haire, inf. aut., B. Sc.inf., CSIR(C)
Halifax (N.-É.)

J’étais récemment à une réunion avec deux autres infirmières et nous avons brièvement parlé de la retraite. J’ai pris la mienne fin mars, une autre d’entre nous l’avait prise il y a deux ans. La plus jeune du groupe, toujours en exercice, a dit qu’elle pourrait sans doute se la couler douce dans un cabinet médical (ce qui lui permettrait de continuer à travailler au lieu de prendre sa retraite bientôt).

J’écris ceci pendant la Semaine nationale des soins infirmiers, dans l’espoir que nous puissions tous penser à nous rendre hommage mutuellement et à reconnaître la valeur de notre travail – où que nous le fassions! Divorcée alors que mes enfants étaient encore jeunes, j’ai dû abandonner l’idée des quarts pour travailler plutôt dans un cabinet, à proximité. Ça fait bien des années que je n’ai pas administré des doses massives de médicaments par intraveineuse, changé des pansements pour d’importantes plaies abdominales ou fait une aspiration trachéale. Mais mon travail avec des patients qui m’ont confié leurs soucis de santé, leurs histoires et le récit de leur vie est tout aussi important que celui d’une infirmière dans un autre endroit. Les soins que je fournissais ont toujours été les meilleurs possible. J’ai fait mes recherches et continué mes études pour donner des informations et des traitements à jour. Ce qui compte vraiment, c’est la façon dont nous, infirmières et infirmiers, travaillons, pas nous travaillons.

– Barbara (Marsh) Ebbers, inf. aut., IPF
Foothills Hospital, promotion de 1971
Ardrossan (Alb.)


Ce n’est pas tout de lire les étiquettes

J’applaudis infirmière canadienne pour avoir souligné le besoin de changer fondamentalement les façons dont nos aliments sont commercialisés et choisis (« Pour nourrir notre réflexion », mars-avril).

Aussi important qu’apprendre à lire les étiquettes, il faut mieux comprendre les effets de la consommation excessive de glucides raffinés sur les problèmes de santé chroniques comme l’obésité, le diabète et l’hypertension, ainsi que les risques de maladie cardiovasculaire.

La promotion, par le milieu de la santé publique, de la consommation de glucides plutôt que de graisses saturées pendant les années 1980 a nui à notre santé. Le sucre et le sirop de maïs riche en fructose ont remplacé les graisses saturées dans les aliments du commerce et ont aussi été ajoutés à des aliments normalement non sucrés. Ces produits sont riches en calories mais pauvres en vitamines et en fibres. Ils provoquent des pics de glycémie et de sécrétion d’insuline, déclenchant des hauts et des bas énergétiques en dents de scie. Les Canadiens deviennent de plus en plus malades, avec des problèmes de surpoids, parce qu’ils consomment du pain, des céréales, des croustilles, des craquelins et des gâteaux et boivent des smoothies, du jus de fruits et des boissons gazeuses.

De plus en plus, la recherche pointe vers une réduction de la consommation de glucides et une augmentation des graisses naturelles pour favoriser la satiété et réduire les envies d’aliments contenant des sucres ajoutés. À nous de nous informer sur ces questions pour promouvoir des alimentations plus saines.

– Emily Durant, B. Sc.inf., inf. aut.,
Halifax (N.-É.)

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