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Mai-Juin 2017   Commentaires

Un autre point de vue sur les aliments génétiquement modifiés

La section sur les propositions pour l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés dans « Pour nourrir notre réflexion » (Article, mars/avril) m’a irritée. Elle s’inscrit dans le prolongement des discours alarmistes de gens qui ne savent rien des organismes modifiés génétiquement (OMG) et de l’industrie agricole. Ayant été élevée dans une ferme familiale où l’on cultivait avec fierté des plantes génétiquement modifiées, j’ai été horrifiée de voir que cette loi était acceptée sans discussion dans pratiquement tous les secteurs autres que l’agriculture, y compris les soins de santé. Ne répétons-nous pas à nos patients, ad nauseam, de s’interroger sur la provenance de l’information concernant leur santé? Ce conseil devrait aussi s’appliquer à l’agriculture.

Je connais de nombreuses organisations et personnes compétentes de ce secteur qui sont en mesure de donner des réponses sur les aliments que nous (et nos patients) mangeons. L’une de ces personnes est Sarah Schultz, qui a réfuté beaucoup de grands mythes sur les OMG. Dans son blogue Nurse Loves Farmer, elle parle de la vie dans une ferme céréalière en Alberta. Elle est aussi infirmière autorisée, ce qui rend son opinion encore plus précieuse pour nous qui sommes dans la profession.

Parmi les autres voix, citons Ask the Farmers. Ce site répond aux questions des consommateurs sur la salubrité des aliments et leur provenance. Pour finir, je recommande aux lecteurs de lire Joe Schwarcz, un scientifique et auteur de renom qui est à l’Université McGill et qui a lui aussi invalidé beaucoup de fausse information au sujet des OMG. Il est grand temps de laisser s’exprimer ceux qui en savent le plus sur la question.

– Amanda Hagel, inf. aut.
Estevan (Sask.)


Pour le contact dans les soins

Je suis convaincue que, dans les hôpitaux canadiens, beaucoup de patients ont cruellement besoin des contacts humains dont Debra North enseigne l’importance à ses étudiantes et étudiants (Commentaire, janvier/février). J’ai récemment dû aller aux urgences à plusieurs reprises, être hospitalisée deux fois et subir deux opérations ainsi que de nombreux traitements. Tout ceci s’est passé dans un grand hôpital universitaire d’une grande ville canadienne. Pas une seule fois, pendant ce temps où j’ai été une patiente, une infirmière n’a ausculté ma poitrine. Mon abdomen n’a jamais été ausculté ou palpé. Ma peau n’a pas été vérifiée. On n’a jamais pris mon pouls ou évalué ma force de préhension. Et je pourrais continuer.

J’ai été traitée avec une gentillesse extrême par des professionnels très aimables, mais qui manquaient cruellement de compétences en matière d’évaluation. On peut apprendre tant de choses juste en posant la main sur quelqu’un, ou en l’écoutant un instant. J’ai appris à être infirmière à une époque où tout se faisait manuellement, y compris prendre la pression et surveiller la glycémie. Je n’ai jamais oublié comment faire et je me sers de ces compétences pour chacun des patients dont je prends soin.

Pour les soins, les machines ne pourront jamais remplacer le bon vieux contact humain.

– Michelle Merry, inf. aut., BA
Richmond, C.-B.

Je suis tout à fait d’accord avec Debra North. Dans l’établissement de soins de longue durée où je travaille, les IAA semblent se fier exclusivement à « l’infirmière-sur-un-poteau » pour vérifier les signes vitaux de nos résidents, même après une chute. Souvent, l’appareil fonctionne mal, et l’anxiété du résident mène d’abord à des signes vitaux anormaux. Il serait bien plus efficace de commencer par prendre le pouls et vérifier la respiration manuellement et de faire un examen de la tête aux pieds pendant que la personne se calme.

Je suis d’accord : les téléphones cellulaires ne devraient pas être autorisés pendant les stages cliniques. Si on donnait aux étudiants l’habitude de porter une montre avec une trotteuse, ils dépendraient moins de l’infirmière mécanique par la suite.

– Ann Stoughton, inf. aut.
Kamloops (C.-B.)

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